Au gui l’an neuf…

Nos amis navigateurs Gérard et Pascale nous envoient ce petit texte pour marquer le changement d’année. Merci à eux.

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au
bout d’une perche qu’elle transportait, appuyée derrière son cou.
 Un des pots était fêlé, alors que l’autre pot était en parfait
état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. A la fin de la longue
 marche du ruisseau vers la maison, le pot fêlé, lui, n’était plus qu’à
 moitié rempli d’eau.
 Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années
 complètes, alors que la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et
 demi d’eau.
 Bien sûr, le pot intact était très fier de ses accomplissements.
 Mais le pauvre pot fêlé lui avait honte de ses propres imperfections, et se
 sentait triste, car il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel
 il avait été créé.
 Après deux années de ce qu’il percevait comme un échec, il
 s’adressa un jour à la vieille dame, alors qu’ils étaient près du ruisseau.
 « J’ai honte de moi-même, parce que la fêlure sur mon côté laisse l’eau
 s’échapper tout le long du chemin lors du retour vers la maison. »
 La vieille dame sourit: « As-tu remarqué qu’il y a des fleurs sur
 ton côté du chemin, et qu’il n’yen a pas de l’autre côté? J’ai toujours su à
 propos de ta fêlure, donc j’ai semé des graines de fleurs de ton côté du
 chemin, et chaque jour, lors du retour à la maison, tu les arrosais. Pendant
 deux ans, j’ai pu ainsi cueillir de superbes fleurs pour décorer la table.
 Sans toi, étant simplement tel que tu es, il n’aurait pu y avoir cette
 beauté pour agrémenter la maison.  » Chacun de nous, avons nos propres
 manques, nos propres fêlures. Mais ce sont chacune de ces craques et chacun
 de ces manques qui rendent nos vies ensemble si intéressantes et
enrichissantes à trouver ce qu’elle a de bon en elle. »

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